La vaccination chez l’enfant

Beaucoup d’encre a coulé dernièrement sur la vaccination chez les enfants. Certains parents refusent les vaccins de peur de leur causer des séquelles ou même des maladies. Malgré ces craintes, les vaccins restent le meilleur moyen de protéger ses enfants de nombreuses maladies graves et même potentiellement mortelles comme la diphtérie, la coqueluche ou encore la rougeole, pour n’en nommer que quelques-unes. Donnés selon le calendrier de vaccination du protocole du ministère de la Santé, ils sont reçus à 2, 4, 6, 12 et 18 mois. Un rappel est requis entre 4 et 6 ans pour le début de l’école. Les vaccins sont donnés en plusieurs étapes pour assurer une protection complète. Le système immunitaire peut facilement gérer plus d’un vaccin à la fois. Une fois vaccinés, les enfants sont habituellement protégés pour le reste de leur vie.

En plus de protéger les enfants, la vaccination en bas âge permet également d’empêcher la réapparition des maladies infectieuses dans la population. En effet, avec l’arrivée des vaccins, certaines maladies infectieuses sont devenues rares alors que d’autres ont disparu. S’il n’y avait plus de vaccination, les maladies infectieuses réapparaîtraient rapidement et se répandraient dans la population. C’est ce qui s’est passé dans plusieurs pays. Par exemple, des éclosions de rougeole sont survenues en 2015 aux États-Unis et au Canada parce qu’un certain nombre de personnes n’étaient pas vaccinées. Pour éviter que cette maladie ne se répande, au moins 95% de la population doit être vaccinée.

La vaccination peut provoquer une réaction inflammatoire. Elle se manifeste souvent par de la douleur, une rougeur ou une sensation de chaleur à l’endroit où le vaccin a été injecté. Cette réaction n’est pas anormale et n’est pas un signe de maladie. Il s’agit en fait d’un mécanisme de défense. Il se peut par contre, dans de rares occasions, que la vaccination provoque des réactions allergiques graves. C’est pourquoi il est recommandé de demeurer sur place au moins 15 minutes après avoir reçu un vaccin.

Éric Fontaine, infirmier auxiliaire.

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